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Après des études d’arts appliqués, l’artiste oriente sa carrière vers la communication en tant que créatif et illustrateur. Passionné depuis son plus jeune âge par les années 20 et 30, contrebassiste de jazz et collectionneur invétéré d’antiquités et de textile ancien, AB est en osmose avec ses réalisations picturales. Sa vie et son œuvre font un tout. Inspiré par l’esprit « Dada » et Cubiste du début du XXe, chaque toile est réalisée avec soin à partir de coupures de presse originales, de revues anciennes françaises ou étrangères chinées ça et là, en brocantes ou aux puces au gré des voyages.

Le corps d’un caractère typographique, le niveau de gris et la trame d’une illustration, la patine du temps sur une photographie, le grain d’un papier jauni, sont autant de matériaux « nobles » et chargés de sens à ses yeux. La matière brute se mêle au sujet, les textures se complètent et migrent entre elles. Craquelures et coulures renforcent l’aspect à la fois contemporain et intemporel de ses œuvres uniques.

Ajoutée à la dimension plastique et graphique de la typographie et de la composition, la partie rédactionnelle que l’on peut lire sur ces visages n’est en aucun cas anecdotique.

Les articles et les textes retenus qui émergent de l’œuvre à force de lectures viennent livrer les secrets et la psychologie du modèle au moment où son portrait a été figé par l’artiste. Un clin d’œil littéraire au sujet, à son histoire ou à toute la culture d’un autre temps dont l’artiste, bien qu’ancré dans son époque, ne se lasse pas d’être nostalgique.


Collagiste, peintre, portraitiste ? S’amusant à brouiller les pistes qui enfermeraient son art dons l’étroitesse d’une définition, Arnaud Bauville se distingue par un dandysme assumé, qui éclaire chacune de ses œuvres d’une singulière exigence.

Équilibre étrange et fascinant, les visages qu’il dépeint s’animent d’ombres et de lumières où les zones colorées voisinent avec le frémissement de l’écriture. Des extraits de journaux et de publications, glanés au fil du temps, ici découpés et superposés pour évoquer le velouté de la chair, les imperfections de l’épiderme.

Et raconter une histoire improbable tandis qu’un mot à la calligraphie plus soutenue émerge sur un front, une joue, pour questionner une attitude, un destin. Apollinaire et ses calligrammes ne sont pas loin, les cadavres exquis des surréalistes non plus, quand ainsi le verbe flirte avec la forme et le chromatique, dans un effet d’une rare intensité.

Flamboyantes, les toiles de Bauville accrochent l’œil, autant par leurs dimensions que par l’éclat qui les traverse, les anime. Élégantes, fascinantes, elles s’imposent de loin, se décryptent de près, dans un effet de double lecture digne d’un Arcimboldo dopé au pop art. Un pur bonheur !

Delphine Neimon